Syndrome gériatrique : définition, exemples, dépistage
Syndromes gériatriques : de quoi s’agit-il ? Décryptage
L’avancée en âge cause inéluctablement de nouveaux défis pour notre santé.
Parmi ces défis, on peut notamment parler des syndromes gériatriques : ces derniers occupent une place centrale, et concernent la vaste majorité des personnes âgées, mais également leurs proches et le personnel soignant des hôpitaux.
Chez Naovie, nous sommes engagés pour la récolte de dons en faveur de l’hôpital, et vous invitons ici à découvrir à quoi correspondent ces syndromes, leur manière de se manifester et les solutions qui existent pour vivre avec ces derniers, malgré une fragilité plus importante.
Qu’est-ce qu’un syndrome gériatrique ?
Le terme « syndrome gériatrique » désigne un ensemble d’affections qui surviennent plus fréquemment chez les personnes âgées.
Contrairement aux maladies classiques, ces syndromes résultent de plusieurs facteurs liés au vieillissement et à la perte progressive des réserves fonctionnelles.
L’apparition d’un syndrome gériatrique s’explique souvent par l’accumulation de petits troubles.
Pris séparément, ils semblent anodins mais, associés, ils diminuent fortement l’autonomie. La notion de fragilité prend alors tout son sens : elle traduit cette moindre résistance face aux agressions, rendant l’individu plus vulnérable lors d’un effort ou en cas de maladie.
Quels sont les principaux exemples de syndromes gériatriques ?
La diversité des syndromes gériatriques montre combien le vieillissement affecte de nombreux aspects de la santé. Certains signes sont particulièrement fréquents chez les seniors et impactent significativement leur qualité de vie.
Voici quelques exemples de syndromes gériatriques :
- Les chutes et troubles de la marche, souvent liés à une baisse de la force musculaire ou à des troubles de l’équilibre ;
- L’incontinence urinaire et fécale, source réelle de gêne et parfois d’isolement social ;
- Les troubles du sommeil et du transit intestinal, pouvant entraîner fatigue chronique et inconfort au quotidien ;
- La perte d’audition, réduisant la communication avec l’entourage et accentuant le sentiment de solitude ;
- La dénutrition, la déshydratation ou encore la démence qui modifient profondément la capacité à rester autonome.
Autre point capital : chaque personne présente une combinaison unique de ces problèmes, ce qui rend nécessaire une approche globale plutôt qu’une attention limitée à un seul symptôme.
Comment dépister les syndromes gériatriques ?
Chez le médecin
Pour dépister les syndromes gériatriques, les professionnels de santé utilisent des questionnaires, des examens cliniques ou des tests simples réalisés lors des consultations pour repérer les premiers signes de fragilité.
Parmi les outils utilisés figurent notamment :
- L’analyse de la mobilité (tests d’équilibre, essais de lever de chaise) ;
- Des questions relatives à la nutrition ;
- Un examen du sommeil ;
- L’examen du carnet de santé et des récents traitements médicaux.
Les praticiens portent également une attention particulière aux antécédents de chute et à l’état psychologique général de leur patient.
Dans l’entourage du patient
L’entourage familial joue un rôle fondamental dans le repérage précoce de modifications du comportement et de difficultés dans la vie quotidienne.
Que doit-il faire pour aider ? Tout simplement favoriser l’expression et la confiance de la personne en proie à un syndrome gériatrique.
Pour cela, il faut faciliter le signalement des différents troubles rencontrés : sommeil difficile, pertes d’équilibre, épisodes d’incontinence, …
Pour vous aider, sachez que de nombreuses équipes hospitalières proposent aujourd’hui des programmes de prévention ou d’éducation à la santé spécifiques, conçus pour apprendre à reconnaître les signes de vulnérabilité dès les premiers stades.
Comment vivre avec des syndromes gériatriques ?
L’âge avançant, il faut apprendre à vivre avec les syndromes gériatriques. Voici quelques conseils pour y parvenir :
- Adapter son environnement pour limiter les risques. Pour cela, vous pouvez installer des barres d’appui, dégager les passages à l’intérieur de la maison ou encore choisir des chaussons garantissant la stabilité représente déjà un vrai progrès pour éviter les chutes ;
- Mettre en place des routines autour de l’alimentation, de l’activité physique, de l’hydratation ou du sommeil. Cela améliore le confort et réduit bon nombre de désagréments quotidiens. L’introduction d’activités physiques douces, comme la marche, aide à conserver une bonne mobilité et stimule le moral.
- Continuer de voir famille, amis ou voisins, et participer à des activités collectives. Ces activités en société favorisent fortement le maintien de l’autonomie. Éviter l’isolement reste une excellente protection contre la vulnérabilité psychique et physique.
Partager ses inquiétudes avec un professionnel. C’est indispensable, et cela offre souvent des solutions pratiques pour surmonter ensemble les difficultés rencontrées.
Peut-on traiter les syndromes gériatriques ?
Très souvent, malheureusement, les syndromes gériatriques ne peuvent pas être intégralement traités.
Pour apprendre à vivre avec ces derniers et soulager les maux, on passera avant tout par une prise en charge pluridisciplinaire impliquant médecins, infirmiers, kinésithérapeutes et assistants sociaux.
Il n’existe pas de solution miracle, car il faut agir simultanément sur plusieurs facteurs contribuant à la vulnérabilité de la personne âgée.
Ces praticiens pourront combiner rééducation, adaptation des habitudes alimentaires, ajustements médicamenteux et soutien psychologique.
En suivant régulièrement l’évolution des symptômes, on garantit l’efficacité des mesures prises et cela permet de réajuster rapidement les interventions si besoin.
Voici quelques exemples de syndromes qui nécessitent l’aide de professionnels :
- Les risques de chute : peuvent être réduits grâce à des exercices adaptés ou des séances de kinésithérapie ;
- Les troubles du sommeil : peuvent être pris en charge avec des méthodes non médicamenteuses ou des conseils relatifs à l’hygiène de vie ;
- La dénutrition et les troubles du transit : peuvent être contrôlés grâce à des conseils relatifs à l’alimentation, obtenus auprès du médecin traitant ou d’un nutritionniste ;
- La perte d’audition : peut être réduite grâce au port d’appareillages, conseillés par un audioprothésiste ;
- …
Faire appel à des spécialistes permet ainsi d’alléger la charge ressentie, autant pour les personnes âgées que pour leur entourage.
On pense aussi trop peu aux dons effectués en faveur de la recherche médicale : les traitements évoluent chaque année et, à terme, les chercheurs espèrent bien améliorer la durée de vie en bonne santé, en éliminant ou en soulageant les syndromes gériatriques.